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Gramophone

Rezension Gramophone Oct. 2001 | Richard Osborne | October 1, 2001 Rafael Kubelik's 1970 Deutsche Grammophon recording of Mahler's Seventh...

Rafael Kubelik's 1970 Deutsche Grammophon recording of Mahler's Seventh Symphony, made with this same orchestra in this same hall, was and remains as analytically exact as any on record. Swift of foot, with crystal-clear textures, it places the symphony unequivocally in the 20th century. (Audite's notes tell us nothing about Kubelík's Mahler but it is an interesting fact that he studied the work with Erich Kleiber.)

Kubelik's approach suits the music wonderfully well: the opening movement's mighty oar-stroke, the spectral scherzo, the balmy beneath-the-stars caress of 'Nachtmusik II' (which like the Adagietto of the Fifth Symphony is all the more alluring at a quickish tempo), the finale's quasi-Ivesian revel. I would gather from Jonathan Swain's review of Kubelik's live 1980 New York performance that the reading had put on weight by then. That, or the New York Philharmonic lacked the time or inclination to dip their sound in the refiner's fire.

Happily, this 1976 Bavarian Radio performance is very much the reading as it was, with a comparably fine Herkulessaal recording. What it lacks, alas, is the absolute clarity and consistent impetus of the studio version. Recording these Mahlerian behemoths at a single sitting often ends up this way. In the finale, the playing lacks the freshness - the needle-sharp texturing and edge-of-the-seat excitement - of the studio version.

The studio recording is available only as part of Kubelik's complete 10-CD set of the symphonies (glorious performances of Nos 1, 3 and 7, and nothing that is less than fresh and interesting, all advantageously priced). Younger Mahlerians who can't run to that may care to get a sense of this unique reading of the Seventh from the new Audite CD. Sadly, it isn't cheap; indeed, given its provenance and packing, it's unreasonably dear.
Monde de la Musique

Rezension Monde de la Musique Mai 2001 | Patrick Szersnovicz | May 1, 2001 Avec les quartes empilées de son premier mouvement qui paraissent avoir...

Avec les quartes empilées de son premier mouvement qui paraissent avoir directement inspiré la Première Symphonie de chambre de Schoenberg et l’incroyable audace de sa valse-cauchemar centrale, danse d’ombres d’ailleurs intitulée Schattenhaft (« emplie d’ombres »), la Septième Symphonie « Chant de la Nuit » (1904-1905) reste la plus mystérieuse, la plus complexe des symphonies de Mahler, et sans doute la plus moderne et la plus « avancée » . La controverse débute dès la tonalité à lui attribuer (mi mineur, si mineur ?), car l’introduction, indéterminée mais extrêmement riche au point de vues des tonalités, semble en contradiction avec tout ce qui sait. Les mouvements médians, qui sont tous trois, y compris le scherzo, des nocturnes descendent dans la région de la sous-dominante. Le bruyant finale, en ut majeur, rétablit apparemment l’équilibre. Mais, tout au long de l’oeuvre, l’harmonisation souvent libre et dissonante amène également la ligne mélodique à parcourir de grands intervalles dissonants. Aux modulations imperceptibles, Mahler dans la Septième Symphonie préfère les vastes et brusques changements de plan. L’harmonie ne lui sert pas à affiner le détail mais à doter le tout d’ombre et de lumière, d’effets de relief et de profondeur. Dans la Nachtmusik I et le finale, il cherche à restaurer quelque chose de ce caractère rayonnant que le simple accord parfait majeur avait depuis longtemps perdu.

Après de remarquable Cinquième et Neuvième Symphonies et de splendides Première ( « Choc » ) et Deuxième (idem), toutes quatre enregistrées « live », la firme Audite Schallplatten propose un nouvel inédit de ce cycle Mahler /Kubelik/Radio bavaroise. Plus subtil, plus libre, plus interrogatif et moins uniment fébrile que dans sa version de studio « officiel » de la Septième Symphonie avec la même orchestre (DG, 1970), Rafael Kubelik, dans cet enregistrement du 5 février 1976 réalisé à la Herkulessaal de la Résidence de Munich, concilie la gravité ( premier mouvement ), les élans visionnaires ( trois mouvements médians ) et un refus de toute redondance inutile ( finale ). Assez éloigné du romantisme déchirant de Bernstein I/New York (Sony, « Choc ») comme de la clarté analytique et de la beauté des couleurs de Haitink III/Berlin (Philips, idem), Kubelik allie l’intelligence au lyrisme. Il sait caractériser toutes les musiques, toute l’ambiguïté que l’oeuvre contient sans jamais perdre le fil du parcours, et il magnifie le détail en préservant la cohérence de la progression dramatique. Sans être partout impeccables, les instrumentistes de l’Orchestre de la Radio bavaroise répondent avec vivacité aux impulsions du chef, qui concilie les contraires avec clairvoyance.

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