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Diapason

Rezension Diapason N° 582 Juillet-Aout 2010 | Jean Cabourg | June 28, 2010 Audite nous ouvrait en 2007 les archives de la Radio de Cologne avec un génial...

Audite nous ouvrait en 2007 les archives de la Radio de Cologne avec un génial doublet Dietrich Fischer-Dieskau (Schumann et Brahms, cf. n° 548), suivi l'an dernier de documents berlinois (cinq CD centrés autour de Wolf, Beethoven et Schubert, cf. n° 565). La plupart des gravures dataient des années 1950. Les quatre nouvelles parutions reprennent en couverture des portraits du jeune baryton, mais nous offrent des enregistrements (de radio, là encore) bien ultérieurs – la plupart renvoient aux années 1970 voire à 1989.

L'éditeur nous promet des inédits, et nous invite au jeu des comparaisons avec les studios Emi et Deutsche Grammophon de la même époque. Pas sûr qu'après Barenboim et Richter, le clavier passemuraille de Tamas Vasary justifie un retour vers des Brahms déjà honorés au mieux. A la vigoureuse clarté du chant, à la véhémente autorité des mots et à leur humanité, le piano ne répond souvent que de manière objective et plate.

Barenboim est lui bien présent et actif, mais immergé dans un ensemble mahlérien ouvertement conçu pour l'orchestre. Passés les lieder de jeunesse où la voix mixte du baryton joue les ténors déliés, la table d'harmonie du pianiste ne suffit pas dans les Rückert, moins encore dans les Chants d'un Compagnon errant ou le Knaben Wunderhorn, à calmer une certaine frustration. Reste les prouesses sans filet du chanteur en équilibre sur la crête de l'ironie blafarde.

La voix domine sans partage quand la capiteuse Julia Varady épouse à ses côtés les courbes des duos schumanniens, ceux particulièrement des Opus 37, 34 et 78, pour ténor (sic) et soprano. Retour en 1951, avec Beethoven et ses Lieder von Gellert, bien supérieurs à la relecture émaciée de 1982.

Les raretés sont à chercher du côté de Reger, de ses chants sacrés avec orgue, où la voix se diapre d'angélisme, de la catharsis religieuse du Suisse Sutermeister et enfin du grand Hindemith. Celui que ce dernier nommait son «barde» déclame comme personne la fine fleur du romantisme allemand, revisitée par le plus secret des maîtres. Rien de Fischer-Dieskau ne méritant l'oubli, on complétera la somme de ses gravures d'exception avec ces instantanés sans apprêt, images éclatées de sa haute maturité artistique.
Diapason

Rezension Diapason N° 582 Juillet-Aout 2010 | Jean Cabourg | May 28, 2010 Audite nous ouvrait en 2007 les archives de la Radio de Cologne avec un génial...

Audite nous ouvrait en 2007 les archives de la Radio de Cologne avec un génial doublet Dietrich Fischer-Dieskau (Schumann et Brahms, cf. n° 548), suivi l'an dernier de documents berlinois (cinq CD centrés autour de Wolf, Beethoven et Schubert, cf. n° 565). La plupart des gravures dataient des années 1950. Les quatre nouvelles parutions reprennent en couverture des portraits du jeune baryton, mais nous offrent des enregistrements (de radio, là encore) bien ultérieurs – la plupart renvoient aux années 1970 voire à 1989.

L'éditeur nous promet des inédits, et nous invite au jeu des comparaisons avec les studios Emi et Deutsche Grammophon de la même époque. Pas sûr qu'après Barenboim et Richter, le clavier passemuraille de Tamas Vasary justifie un retour vers des Brahms déjà honorés au mieux. A la vigoureuse clarté du chant, à la véhémente autorité des mots et à leur humanité, le piano ne répond souvent que de manière objective et plate.

Barenboim est lui bien présent et actif, mais immergé dans un ensemble mahlérien ouvertement conçu pour l'orchestre. Passés les lieder de jeunesse où la voix mixte du baryton joue les ténors déliés, la table d'harmonie du pianiste ne suffit pas dans les Rückert, moins encore dans les Chants d'un Compagnon errant ou le Knaben Wunderhorn, à calmer une certaine frustration. Reste les prouesses sans filet du chanteur en équilibre sur la crête de l'ironie blafarde.

La voix domine sans partage quand la capiteuse Julia Varady épouse à ses côtés les courbes des duos schumanniens, ceux particulièrement des Opus 37, 34 et 78, pour ténor (sic) et soprano. Retour en 1951, avec Beethoven et ses Lieder von Gellert, bien supérieurs à la relecture émaciée de 1982.

Les raretés sont à chercher du côté de Reger, de ses chants sacrés avec orgue, où la voix se diapre d'angélisme, de la catharsis religieuse du Suisse Sutermeister et enfin du grand Hindemith. Celui que ce dernier nommait son «barde» déclame comme personne la fine fleur du romantisme allemand, revisitée par le plus secret des maîtres. Rien de Fischer-Dieskau ne méritant l'oubli, on complétera la somme de ses gravures d'exception avec ces instantanés sans apprêt, images éclatées de sa haute maturité artistique.
Diapason

Rezension Diapason N° 582 Juillet-Aout 2010 | Jean Cabourg | May 28, 2010 Audite nous ouvrait en 2007 les archives de la Radio de Cologne avec un génial...

Audite nous ouvrait en 2007 les archives de la Radio de Cologne avec un génial doublet Dietrich Fischer-Dieskau (Schumann et Brahms, cf. n° 548), suivi l'an dernier de documents berlinois (cinq CD centrés autour de Wolf, Beethoven et Schubert, cf. n° 565). La plupart des gravures dataient des années 1950. Les quatre nouvelles parutions reprennent en couverture des portraits du jeune baryton, mais nous offrent des enregistrements (de radio, là encore) bien ultérieurs – la plupart renvoient aux années 1970 voire à 1989.

L'éditeur nous promet des inédits, et nous invite au jeu des comparaisons avec les studios Emi et Deutsche Grammophon de la même époque. Pas sûr qu'après Barenboim et Richter, le clavier passemuraille de Tamas Vasary justifie un retour vers des Brahms déjà honorés au mieux. A la vigoureuse clarté du chant, à la véhémente autorité des mots et à leur humanité, le piano ne répond souvent que de manière objective et plate.

Barenboim est lui bien présent et actif, mais immergé dans un ensemble mahlérien ouvertement conçu pour l'orchestre. Passés les lieder de jeunesse où la voix mixte du baryton joue les ténors déliés, la table d'harmonie du pianiste ne suffit pas dans les Rückert, moins encore dans les Chants d'un Compagnon errant ou le Knaben Wunderhorn, à calmer une certaine frustration. Reste les prouesses sans filet du chanteur en équilibre sur la crête de l'ironie blafarde.

La voix domine sans partage quand la capiteuse Julia Varady épouse à ses côtés les courbes des duos schumanniens, ceux particulièrement des Opus 37, 34 et 78, pour ténor (sic) et soprano. Retour en 1951, avec Beethoven et ses Lieder von Gellert, bien supérieurs à la relecture émaciée de 1982.

Les raretés sont à chercher du côté de Reger, de ses chants sacrés avec orgue, où la voix se diapre d'angélisme, de la catharsis religieuse du Suisse Sutermeister et enfin du grand Hindemith. Celui que ce dernier nommait son «barde» déclame comme personne la fine fleur du romantisme allemand, revisitée par le plus secret des maîtres. Rien de Fischer-Dieskau ne méritant l'oubli, on complétera la somme de ses gravures d'exception avec ces instantanés sans apprêt, images éclatées de sa haute maturité artistique.
Fanfare

Rezension Fanfare Monday, 10 May 2010 | Mortimer H. Frank | May 10, 2010 This release is tagged Volume 7 in Audite's ongoing series devoted to Karl...

This release is tagged Volume 7 in Audite's ongoing series devoted to Karl Böhm. The concerto is a live account dating from 1950 and may well prove the more interesting item. Backhaus left two studio accounts of the work, both for London/Decca: a fine mono version with Clemens Krauss, a less commanding stereo remake with Hans Schmidt-lsserstedt. If my memory is accurate, the performance featured here is closer to that earlier effort and is in many ways admirable in its unaffected directness and freedom from the excessive breadth that some pianists have imposed on the first movement. There it is interesting to hear how, while echoing Schnabel's tempo for that movement, Backhaus doesn't quite match that pianist's smooth legato phrasing in a few key passages, the solo introduction being a prime case in point. With Backhaus it sounds slightly choppy. Nevertheless this is generally a commanding account, its one major flaw being the unfamiliar and unduly long cadenza that Backhaus favored in the finale, one that may well be his own. In the first movement he plays the familiar one by Beethoven. Sonically the piano comes off better here than the orchestra. It is unusually close in perspective but free of distortion. Typical of tapes of the period, however, the timbre of the orchestra is shrill, with unpleasantly edgy siring tone.

As for the Symphony No. 4, one wonders if this 1952 studio recording was ever previously released – it is not cited in either of the two WERM supplements. (Perhaps a limited issue was produced and confined to Germany.) Sonically it marks a big improvement over the concerto: less harsh if still a bit edgy and remarkable in its wide dynamic range and freedom from the once-common tape-hiss. Musically, it is very close to Böhm's 1972 stereo account for DG with the Vienna Philharmonic, the one marked difference between them being this earlier version's having a few rhetorical emphases in the third movement that the later account avoids. Both include exposition repeals in outer movement and offer tempos that, if slightly broader than usual, remain eminently musical. In short, this is a significant historical release.

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