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Pizzicato

Rezension Pizzicato 6/2007 | Isabelle Trüb | 1. Juni 2007 Nicolas Bringuier campe un Schumann poétique et délicat au fil de ces pages...

Nicolas Bringuier campe un Schumann poétique et délicat au fil de ces pages pour piano seul. La mélodie privilégie souvent les aigus au dépend des basses, donnant une interprétation lumineuse mais sans beaucoup de relief. L'excellente prise de son et les sonorités cristallines, mises en valeur par un emploi économe de la pédale, charmeront sans aucun doute. Il faut toutefois attendre la Fantaisie op. 17 pour se laisser emporter par un flux de passion. Une lecture lyrique, transparente et sans ombre qui rend hommage à ces partitions romantiques tout en gommant les aspects inquiétants du génie schumannien.
Pizzicato

Rezension Pizzicato 6/2007 | Rémy Franck | 1. Juni 2007 Karl Böhm war ein guter und zuverlässiger Kapellmeister. So präsentiert er...

Karl Böhm war ein guter und zuverlässiger Kapellmeister. So präsentiert er sich auch auf dieser Platte, mit einem hervorragenden, nuancen- und farbenreichen Don Juan, einer für damalige Verhältnisse rundum geglückten Mozart-Sinfonie und einer klanglich detailreichen, aber etwas spannungsarmen Feuervogel-Suite. Für Böhm-Verehrer ist dies aber sicher ein gutes Souvenir an den Maestro.
Partituren

Rezension Partituren Juli/August 2007 | Georg Rudiger | 1. Juli 2007 Bei seiner zweiten Schostakowitsch-Einspielung beschreitet das Mandelring...

Bei seiner zweiten Schostakowitsch-Einspielung beschreitet das Mandelring Quartett einen langen Weg, der das Ensemble vom heiter verspielten Kopfsatz des dritten bis zum todernsten Largo-Finale des achten Quartetts führt: seinem „Requiem“. In fahlem, fein abgestuftem Ton beginnt Primarius Sebastian Schmidt die Linie in der ersten Violine. Grenzenlose Einsamkeit ist zu spüren, der die tiefen Streicher warme Farben schenken. Die drei Geschwister bilden mit dem Bratschisten Roland Glassl ein homogenes Ensemble, das Genauigkeit mit Expressivität verbindet. Die Pfälzer Musiker spielen intensiv, ohne aufdringlich zu sein. Und bewahren selbst in den vielen ekstatischen Passagen ihre ausgezeichnete Balance: ein Ereignis.
Diapason

Rezension Diapason N° 549 - Juillet-Août 2007 | Rémy Louis | 1. Juli 2007 Ce CD inaugure une édition Karl Böhm élaborée à partir d'archives toutes...

Ce CD inaugure une édition Karl Böhm élaborée à partir d'archives toutes inédites (excellent son radio), comme précédemment la splendide édition Kubelik. Mozart et Strauss nous emmènent en terrain connu. Le flux de Don Juan est somptueux, son élan interne irrésistible, sa respiration toujours large et organique. Comme dans la récente version « Kurier Edition » du Philharmonique de Vienne, Böhm trace un portrait complexe, à l'épaisseur humaine fascinante. La mélancolie des épisodes féminins, les mouvements de l'âme qui sous-tendent la moindre coloration des bois, le moindre soupir des cuivres, évoquent une espèce de retour sur soi désabusé, peut-être pessimiste, mais d'une rare densité psychologique. Mozart, lui, ne jouit pas de la déflagration, de l'hystérie des contrastes, mais du frémissement incessant de la ligne, toujours parfaitement tracée, même dans des tempos modérés. L'Andante évoque une mélodie continue où tout chante et respire, et toutes les lignes du Presto vibrent en même temps, à la façon d'un perpetuum mobile intérieur au charme certain.

Pour beaucoup, la découverte sera un Oiseau de feu absolument original (Böhm a plus joué Stravinsky qu'on le pense en général : première bavaroise du Chant du Rossignol, Munich 1923, première allemande de Jeu de cartes, Dresde 1937, Oedipus Rex avec Jean Cocteau en récitant, Vienne 1952...). En s'ingéniant à vouloir faire tout entendre, à détailler les timbres, les couleurs, à demander à l'orchestre un jeu espressivo (hautbois, flûte, le cor au début du finale), le chef autrichien ouvre la porte d'une étrange et mystérieuse version stravinskienne de la Klangfarbenmélodie. Le temps paraît suspendu, et le monde sonore très présent qui naît peu à peu, perpétuellement mouvant, évoque au passage d'autres ambiances fin (et début) de siècle : la Danse des princesses suggère que Böhm aurait fait un très beau Prélude à l'après midi d'un faune ! Est-ce là une vision décadente ? Sans annoncer la violence rythmique du Sacre du Printemps pourtant proche, elle ne se limite pas non plus à un simple souvenir rimskien, fut-il assombri. D'évidence, cette lecture intrigante est à recommander à ceux qui connaissent bien leur Oiseau de feu.

Précisons, contrairement aux dires de l'éditeur, qu'il existait déjà dans la discographie du chef : avec Berlin à Salzbourg (1968, plus noire encore, mais son médiocre, Memories), et à Tokyo avec Vienne (1975, deux captations différentes à quelques jours d'intervalles, son glorieux, DG Japon). La parenté du propos esthétique est frappante, mais les témoignages viennois sont à part : l'or liquide de la sonorité, sa lumière, sont indescriptibles... et déclenchent une ovation colossale du public japonais.

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