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Diapason

Rezension Diapason janvier 2008 | Rémy Louis | 1. Januar 2008 Cette première parution officielle de gravures déjà éditées en CD de façon...

Cette première parution officielle de gravures déjà éditées en CD de façon confidentielle élève toujours plus haut la statue brucknérienne de Karl Böhm, et confirme l'originalité foncière d'un style moins verse dans un postromantisme assez emphatique que celui de nombre de ses collègues, d'hier comme d'aujourd'hui. Rien, dans ces lectures, ne justifierait le mot cruel de Paul Klee a rencontre de Bruckner : « On ne monte pas nu ciel avec un tram de marchandises. » Elles révèlent clairement la nette distinction de caractère, et, dira-t-on, de psychologie, que le chef autrichien établit entre les deux œuvres (écoutez les deux scherzos).

Voisine dans l'esprit du légendaire disque avec Vienne (DG, 1976) et de son miroir en public (Andante), cette 7e est cependant tout autre, du fait de la personnalité sonore marquante de l'Orchestre de la Radio bavaroise. Elle communique une sensation irrésistible de plénitude et de lyrisme. L'élan intérieur, le galbe et la fluidité des phrasés, le génie de la transparence et celui de la continuité – dont tant de chefs aujourd'hui se dédouanent imprudemment –exposent la symphonie comme un tout perceptible comme tel dès les premières mesures. Portée par une tension subtilement nuancée, la narration est d'une tendresse douloureuse (le sublime passage précédant la coda de l'Allegro moderato, toute la fin de l'Adagio) : tout ici parle et nous parle, y compris le rythme « pesant » du Scherzo, que le Styrien Karl Böhm, amoureux de la nature, vit et respire aussi naturellement que le faisait le Souabe Eugen Jochum.

La même pertinence de la dramaturgie interne de l'œuvre, absolument tenue mais conflictualisée, quasi protestataire (et jamais extérieure ni sentimentale : l'Adagio) cauteleuse une 8e fulgurante, d'une concentration lapidaire, qui annonce celle, immortelle, donnée a Zurich en 1978 (Palexa. Diapason d'or de l'année). Elle dévoile la violence intérieure, la passion vertigineuse dont Böhm, si tranquille par ailleurs, était capable – pour le dire de façon métaphorique : là où tant de ses collègues invoquent Parsifal, le chef autrichien pense Tristan. Ce Bruckner vécu à hauteur d'homme, avec une simplicité et une évidence magistrales, demeure absolument juste, actuel, nécessaire. L'un des plus clairs qui soient (d'esprit, d'allure, d'architecture), il reste, et c'est a peine un paradoxe, l'un des plus mystérieux – ce mystère qui est aussi, pour partie, celui de Karl Böhm lui-même.
Diapason

Rezension Diapason janvier 2008 | Rémy Louis | 1. Januar 2008 -

Cette première parution officielle de gravures déjà éditées en CD de façon confidentielle élève toujours plus haut la statue brucknérienne de Karl Böhm, et confirme l'originalité foncière d'un style moins verse dans un postromantisme assez emphatique que celui de nombre de ses collègues, d'hier comme d'aujourd'hui. Rien, dans ces lectures, ne justifierait le mot cruel de Paul Klee a rencontre de Bruckner : « On ne monte pas nu ciel avec un tram de marchandises. » Elles révèlent clairement la nette distinction de caractère, et, dira-t-on, de psychologie, que le chef autrichien établit entre les deux œuvres (écoutez les deux scherzos).

Voisine dans l'esprit du légendaire disque avec Vienne (DG, 1976) et de son miroir en public (Andante), cette 7e est cependant tout autre, du fait de la personnalité sonore marquante de l'Orchestre de la Radio bavaroise. Elle communique une sensation irrésistible de plénitude et de lyrisme. L'élan intérieur, le galbe et la fluidité des phrasés, le génie de la transparence et celui de la continuité – dont tant de chefs aujourd'hui se dédouanent imprudemment –exposent la symphonie comme un tout perceptible comme tel dès les premières mesures. Portée par une tension subtilement nuancée, la narration est d'une tendresse douloureuse (le sublime passage précédant la coda de l'Allegro moderato, toute la fin de l'Adagio) : tout ici parle et nous parle, y compris le rythme « pesant » du Scherzo, que le Styrien Karl Böhm, amoureux de la nature, vit et respire aussi naturellement que le faisait le Souabe Eugen Jochum.

La même pertinence de la dramaturgie interne de l'œuvre, absolument tenue mais conflictualisée, quasi protestataire (et jamais extérieure ni sentimentale : l'Adagio) cauteleuse une 8e fulgurante, d'une concentration lapidaire, qui annonce celle, immortelle, donnée a Zurich en 1978 (Palexa. Diapason d'or de l'année). Elle dévoile la violence intérieure, la passion vertigineuse dont Böhm, si tranquille par ailleurs, était capable – pour le dire de façon métaphorique : là où tant de ses collègues invoquent Parsifal, le chef autrichien pense Tristan. Ce Bruckner vécu à hauteur d'homme, avec une simplicité et une évidence magistrales, demeure absolument juste, actuel, nécessaire. L'un des plus clairs qui soient (d'esprit, d'allure, d'architecture), il reste, et c'est a peine un paradoxe, l'un des plus mystérieux – ce mystère qui est aussi, pour partie, celui de Karl Böhm lui-même.
Rhein-Neckar-Zeitung

Rezension Rhein-Neckar-Zeitung Donnerstag, 13. Dezember 2007 | MR | 13. Dezember 2007 Kraftvoll intelligent

In der zweiten Folge ihrer Einspielung der Schostakowitsch-Streichquartette hat...
Fono Forum

Rezension Fono Forum 01/2008 | Peter T. Köster | 1. Januar 2008 Antiquarische Frische

Das Spektrum der aktuellen Wiederveröffentlichungen historischer Orchesteraufnahmen reicht von frühen Erkundungen französischer Barockmusik bis zur Aufnahme englischer Musik des 20. Jahrhunderts unter Leitung des Komponisten. Im Mittelpunkt aber stehen diesmal Salzburger Festspielmitschnitte und Archivschätze des Westdeutschen Rundfunks.

Alter Musik in historischen Aufnahmen begegnen wir relativ selten. Offenbar hat der Siegeszug der Originalklangbewegung den Produzenten weitgehend den Mut genommen, ältere Aufnahmen wieder zur Diskussion zu stellen.

[…]

Auch die Ferenc-Fricsay-Edition von Audite bedient sich gerne aus dem WDR-Archiv, das über einige der schönsten Aufnahmen des früh gestorbenen Dirigenten verfügt. Die neueste (hinsichtlich der Spieldauer mit 46 Minuten etwas zu kurz gekommene) Folge enthält die Haydn-Sinfonien Nummer 44 („Trauer") und 98, die damals noch keineswegs zum Standard-Repertoire zählten. Fricsäy dirigierte Haydn schlank im Klang und energisch im Zugriff.
Pizzicato

Rezension Pizzicato 1/2008 | Rémy Franck | 1. Januar 2008 Böhms genialer Bruckner

Dies ist eine herausragende Deutung Anton Bruckners 7. Symphonie, denn Karl Böhm durchdringt das Werk mit einer ganz außergewöhnlichen geistigen Kraft. Im ersten Satz kommen Bruckners Seelenzustände besonders gut zum Ausdruck: Hier trotziges Auflehnen, dort machtloses In-sich-zusammensinken. So emotional haben nicht viele Dirigenten diesen Satz interpretiert, so wenig Freude und Glanz hat es nicht oft gegeben. Pracht und Glanz vermeidet Böhm nämlich, das Blech ist nicht zur Verzückung des seelischen Aufschwungs da, sondern es äußert gellende Angstschreie und zerreißendes Zweifeln. So wird das Adagio vorbereitet, das im Schmerz erstarrt. Kein Wunder, dass dem Scherzo vorerst noch ein etwas schwerer Humor anhaftet, der sich nur langsam löst. Im Finale bricht dann die Heiterkeit aus, von der man sonst glaubte, dass sie auch schon den ersten Satz prägen würde. Böhm nimmt die Anfangstakte ungemein beschwingt und voller lebensbejahender Freude. Hier kann man endlich den Gloria-Charakter spüren, der das ganze Finale durchzieht.
www.anaclase.com

Rezension www.anaclase.com Janvier 2008 | 1. Januar 2008 Pièces lyriques

D'origine japonaise, Hideyo Harada a d'abord étudié à Tokyo avec Toyoaki...

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