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Monde de la Musique

Rezension Monde de la Musique Septembre 2000 | Patrick Szersnovicz | 1. September 2000 Dans sa Première Symponie (1884-1888), Mahler ne s'oppose pas encore au poids...

Dans sa Première Symponie (1884-1888), Mahler ne s'oppose pas encore au poids formel de la tradition. Extérieurement, c'est, avec la Sixième Symphonie, la plus « traditionnelle » de Mahler, la seule à s'en tenir, dans sa version définitive, aux quatre types de mouvements fixés par Haydn, et l'une des rares à finir dans sa tonalité de départ. Pourtant les contrastes y jaillissent avec une grande violence, les maladresses y sont non déguisées, provocantes même jusqu'à un point où tristesse, dérision et impulsion vers l'idéal ne se distinguent plus vraiment.

Sans doute la plus grande « première symphonie » jamais écrite de l'Histoire, la Première est devenue la plus populaire - mais pas la plus facile d'accès - des symphonies de Mahler. Elle est plus que tout au????butaire d'une clarté très « antiformaIiste », malgré la nécessité sans doute plus architecturale que psychologique d'un finale s'opposant à lui seul au reste de l'oeuvre et imposant, sinon un réel déséquilibre, du moins une certaine rupture e ton. Evité pendant trois mouvements, le schéma romantique du « triomphe après la lutte » intervient au début de ce très long finale, nettement plus dramatique que le reste de l'oeuvre. La Première Symphonie expose sans les résoudre à peu près toutes les tensions de la musique mahlérienne à venir. Les contrastes appartiennent à un univers neuf, où la différence peut fonder l'identité.

Comme dans ses deux versions « officielles », avec la Philharmonie de Vienne (Decca, admirable, à rééditer) puis avec l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise (DG, octobre 1967), Rafael Kubelik, enregistré ici lors d'un concert donné le 2 novembre 1979 à la Herkulessaal de Munich avec l'Orchestre de la Radio bavaroise, conçoit la Première Symphonie « Titan » de façon plus « naturaliste » qu'intellectuelle. Il privilégie, avec un subtil rubato et des tempos plutôt vifs quoique lé????ent plus amples que ceux de l'enregistrement DG -, l'idée de percée, voire de déchirure, qui impose sa structure à l'oeuvre tout entière. Dans le développement du premier mouvement, à la fois puis sant et lumineux, la distanciation douloureuse devant J'éveil de la nature est aussi poétiquement traduite que chez Walter/Columbia (Sony), Ancerl (Supraphon), Horenstein (EMI), Giulini/Chicago (idem) ou Haitink/Berlin (Philips). Kubelik architecture les deux mouvements médians avec un tranchant des ligues, une saveur des timbres qui, pour être moins «cruels » que ceux d'Ancerl, de Bernstein/New York (Sony), de Kegel (Berlin Classics) ou de Haitink/Berlin, n'éludent aucun des aspects allusifs ou acerbes. Dans le finale, magnifique de cohérence, l'interprétation, souple et spontanée, devient plus extérieurement dramatique -c'est l'écriture elle-même qui le veut -, mais le chef parvient à l'unité tout en diversifiant à l'extrême les divers épisodes. Par son absence de grandiloquence, de pathos bon marché et sa, haute tenue stylistique, cette interprétation enregistrée « live » fait mentir la légende de lourdeur et de sentimentalité qui colle à l'oeuvre.
Pizzicato

Rezension Pizzicato 06/2000 | Rémy Franck | 1. Juni 2000 Kubelik mit Mahlers Erster

Nach einer exzeptionellen Fünften Gustav Mahlers mit dem Symphonieorchester des BR unter Kubelik legt Audite nun eine nicht minder begeisternde Erste vor, die 1979 live im Münchner Herkulessaal aufgenommen wurde.

Kubelik, einer der großen Missionare der Mahler-Musik, hat Mahlers Erste in den Fünfzigerjahren mit den Wiener Philharmonikern und später in einer Studioproduktion im Rahmen des gesamten Mahler-Zyklus mit dem Symphoniorchester des BR für die DG erneut aufgenommen: beide Aufnahmen reichen an die zwingende und suggestive Interpretation, die auf der vorliegende CD festgehalten wurde, bei weitem nicht heran.

Die Naturlaute sind hier ebenso unmittelbar präsent wie die psychischen Erlebnisse des Helden, der Konflikt ist ebenso spürbar wie die Ruhe, die Ironie so ätzend wie die Gelöstheit wohltuend. Die Abgründe des letzten Satzes öffnen sich dramatisch die höllische Kraft der Musik erfasst den Zuhörer brutal. Kubelik akzentuiert das bedrohlich, um den Kontrast zum Traum vom Paradies noch aufregender und spannender zu gestalten.

Von den vielen guten Versionen dieser Symphonie, die ich kenne, ist dies zweifellos eine der besten. Das Phänomenale daran ist, dass sie auch dem, der das Werk gut kennt, neue Aspekte vermitteln kann... Eine Sternstunde!
Rondo

Rezension Rondo 6/2001 | Oliver Buslau | 1. Juni 2001 Lorbeer + Zitronen

Meine stille Liebe:
die Wiederveröffentlichungen der Mahler-Sinfonien mit dem...

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