Rezension Le Monde de la Musique Janvier 2001 | Patrick Szersnovicz | January 1, 2001 Première des symphonies de Mahler à utiliser les voix, la Deuxième Symphonie...
Première des symphonies de Mahler à utiliser les voix, la Deuxième Symphonie « Résurrection » (1888-1894) constitue aussi le premier volet d’une trilogie faisant référence aux lieder inspirés du Knaben Wunderhorn. Mahler élabora plusieurs programmes rejetés par la suite, mais l’idée centrale de cette œuvre, peut-être sa plus ambitieuse, n’en reste pas moins le problème de la vie et de la mort résolu par la résurrection, préparée et obtenue de haute lutte. La Deuxième Symphonie, avant la Huitième, fut la plus facilement acceptée du vivant du compositeur. Avec Le Chant de la Terre, c’est l’œuvre avec laquelle on apprend le plus souvent à aimer Mahler.
Après de remarquables Cinquième et Neuvième Symphonies et une splendide Première (« Choc »), toutes trois enregistrées « live », Audite Schallplatten propose un nouvel inédit de ce cycle de concerts Mahler/Kubelik/Radio bavaroise. Plus subtil, plus libre, plus interrogatif et moins uniment fébrile et tragique que dans sa version de studio « officielle » avec le même orchestre. (DG, 1969), Rafael Kubelik, dans cet enregistrement du 8 octobre 1982 réalisé à la Herkulessaal de la Résidence de Munich, offre une vision supérieurement équilibrée (tempos), étonnante de lyrisme et de mystère, malgré une conception d’ensemble plutôt pessimiste. Sa direction épique, dynamique, dégage l’aura fantastique et la profondeur poétique de l’œuvre en offrant une puissance et une unité narrative en situation. Mais Kubelik évite le pathos tout en exaltant le grand souffle, la densité, la variété des coloris. Les transitions, si difficiles à réussir dans cette partition, tiennent du miracle.
Après de remarquables Cinquième et Neuvième Symphonies et une splendide Première (« Choc »), toutes trois enregistrées « live », Audite Schallplatten propose un nouvel inédit de ce cycle de concerts Mahler/Kubelik/Radio bavaroise. Plus subtil, plus libre, plus interrogatif et moins uniment fébrile et tragique que dans sa version de studio « officielle » avec le même orchestre. (DG, 1969), Rafael Kubelik, dans cet enregistrement du 8 octobre 1982 réalisé à la Herkulessaal de la Résidence de Munich, offre une vision supérieurement équilibrée (tempos), étonnante de lyrisme et de mystère, malgré une conception d’ensemble plutôt pessimiste. Sa direction épique, dynamique, dégage l’aura fantastique et la profondeur poétique de l’œuvre en offrant une puissance et une unité narrative en situation. Mais Kubelik évite le pathos tout en exaltant le grand souffle, la densité, la variété des coloris. Les transitions, si difficiles à réussir dans cette partition, tiennent du miracle.