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Badische Neueste Nachrichten

Rezension Badische Neueste Nachrichten 2./3. April 2005 | Ulrich Hartmann | April 2, 2005 Brillanz und Poesie

Ein bisschen kauzig dürfte er gewesen sein, der Prokuristensohn aus Paris, der...
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klassik.com

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Le Monde de la Musique

Rezension Le Monde de la Musique avril 2005 | Patrick Szersnovicz | April 1, 2005 Plus courte et incisive que les deux premières, la Troisième Symphonie en ré...

Plus courte et incisive que les deux premières, la Troisième Symphonie en ré majeur (mai-juillet 1815) témoigne d’une concentration plus grande. Schubert s’écarte du modèle mozartien et les crescendos « beethovéniens » commencent à jouer leur rôle. La Neuvième Symphonie en ut (1825-1828), dite « La Grande », offre une maîtrise du rythme, des procédés structurels dignes du dernier Beethoven et une rigueur de la forme qu’on ne retrouve dans aucun autre ouvrage de Schubert. La Grande Symphonie en ut est la pierre angulaire de toute la littérature orchestrale à venir (Schumann, Brahms et surtout Bruckner !). Exemple d’unité interne (seulement une demi-douzaine de motifs la gouverne), elle porte à son apogée la palette du compositeur.

Rafael Kubelik (1914-1996) excellait dans un vaste répertoire (Mozart, Beethoven, Schubert, Berlioz, Mendelssohn, Schumann, Wagner, Verdi, Bruckner, Brahms, Dvorák, Mahler) correspondant idéalement à sa nature spontanée. Il fut aussi un ardent défenseur de la meilleur musique du XX siècle (Janácek, Schoenberg, Bartók, Martinu, Hartmann, Britten). Privilégiant le travail en profondeur plutôt que la gestique, s’attachent à recréer la respiration primordiale de chaque œuvre, il est le champion, dans les classiques viennois et les romantiques, des tempos amples, de l’aération de la polyphonie et de la dynamique exaltée sur une longue période, mais il surprend ici.

Enregistrée « live » le 24 février 1977 par la Radio bavaroise – et, comme le cycle Mahler de Kubelik, publiée pour la première fois –, la Troisième Symphonie, à rebours des modes actuelles, fascine par ses phrasés péremptoires, par sa continuité dramatique. Mais que dire de la Grande Symphonie en ut captée lors du concert du 27 mars 1969 ? Dans une qualité sonore inespérée, le chef, fondant son interprétation sur le rythme, éclaire à la pointe sèche la densité de l’écriture. Il dégage sans jamais forcer le texte une tension dramatique mais aussi une poésie incomparable, proche des élans visionnaires d’un Furtwängler, d’un Walter comme de l’architecture souple et implacable d’un Schuricht, d’un Krips, d’un Szell ou d’un Wand.
Scala

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Hessischer Rundfunk

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