Ihre Suchergebnisse (9960 gefunden)

Süddeutsche Zeitung

Rezension Süddeutsche Zeitung Mittwoch. 8. September 2010 | Wolfgang Schreiber | September 8, 2010 Jung und Alt

Es kann spannend und sogar von Nutzen sein, im Leben wie in der Kunst, den...
theartsdesk.com

Rezension theartsdesk.com Saturday, 23 October 2010 | Graham Rickson | October 23, 2010 Complete string quartets? Janáček left us just two, but this new release...

Complete string quartets? Janáček left us just two, but this new release commands attention with a reconstruction of the Second Quartet in its original form, complete with viola d’amore. Both works can make for painfully intense listening, dating from Janáček’s amazingly creative final period, where he produced a series of staggeringly original and quirky works. The 1923 First Quartet, subtitled The Kreutzer Sonata after Tolstoy’s disturbing novella, always sounds to me like a succession of sighs, swoons and gasps, of short, choppy phrases and mercurial mood changes. It’s remarkable to hear Janáček’s free avoidance of conventional classical forms; themes recur unexpectedly, tension rises and ebbs, and after some passionate sparring in the last movement the music just stops enigmatically.

The Second Quartet, better known as Intimate Letters, is an explicit declaration of love to Janáček’s much younger mistress, composed over a three-week period in 1928. His original scoring rather appropriately included a viola d’amore, an archaic seven-stringed viola variant with sympathetic strings under the fingerboard, vibrating with each bowed note. Janáček’s original viola player found the instrument too difficult to manage, so the quartet was revised for conventional viola. "So I had to cut the viola d’amore, but it was awful" was Janáček's comment after revising the work. Gunter Teuffel’s edition is based on surviving original scores, and the tone of the viola d’amore is immediately apparent when the two versions are compared. There are several other changes too, notably the original pizzicato opening to the first movement, better matched to the softer, veiled tone of the viola d’amore solo. This issue is more than a fascinating curiosity, with the Mandelring Quartet fully at ease with the technical demands of both quartets. There’s a magical largamente climax in the middle of the Second Quartet’s third movement and it sounds stunning here – an explicit declaration of love, the first violin singing out in the upper register. Both works are masterpieces, and I envy anyone hearing them for the first time.
Classica – le meilleur de la musique classique & de la hi-fi

Rezension Classica – le meilleur de la musique classique & de la hi-fi n° 127 novembre 2010 | E.T. | November 1, 2010 Knappertsbusch dépoussiéré

Le chef d'orchestre Hans Knappertsbusch est surtout connu des discophiles par...
Pizzicato

Rezension Pizzicato N° 207 - 11/2010 | Pierre-Jean Tribot | November 1, 2010 Knappertsbusch: Un coffret passionnant

Hans Knappertsbusch voit le jour, en 1888, à Elberfeld (désormais un district de Wuppertal). Il étudie la philosophie à l'université de Bonn et la direction d'orchestre au conservatoire de Cologne avec Fritz Steinbach.

La carrière de Knappertsbusch est caractéristique de l'école allemande où l'on monte pas à pas, l'échelle vers les sommets. Lors des festivals de Bayreuth 1910-1912, le jeune homme devient l'assistant des chefs d'orchestre Siegfried Wagner et Hans Richter. L'expérience est fondatrice d'une dévotion totale à l'œuvre de Wagner.

Il est ensuite désigné Kapellmeister dans des villes secondaires: Elberfeld (1913-1918) et Dessau (1920-1922) et passe même brièvement par Leipzig (1918-1922). Le premier temps important de cette carrière est la succession, en 1922, de Bruno Walter à la tête de l'Orchestre de Bavière à Munich. Le poste est aussi prestigieux qu'important car le chef assure la supervision des saisons d'opéra mais aussi des concerts symphoniques de l'orchestre. Qui plus est Munich est une cité intensément wagnérienne. Mais Munich est aussi l'une des villes d'émergence du nazisme et l'affirmation d'Hitler le marginalise car le chef refuse d'adhérer au parti nazi. Les fascistes voulant faire de Munich un centre culturel dévoué à leur idéologie, ils déposent Knappertsbusch de ses fonctions. En guise de punition, le régime lui interdit de se produire en Allemagne ! Si le chef ne supportait pas toute ingérence du politique dans les affaires artistiques, il n'aimait pas les nazis. Alors que l'ambassadeur d'Allemagne aux Pays-Bas lui demandait s'il était un "nazi obligé ou un nazi convaincu", il lui repondit que l'un était un 'Schweinehund' (un salaud) et l'autre une 'Schweinerei' (une saloperie).

Le chef met alors le cap sur Vienne où, en avril 1936, il dirige pour la première fois au Staatsoper. Erwin Kerber, l'Intendant, le nomme aussitôt Premier chef invité et lui confie, de manière officieuse, la direction artistique de l'opéra. Dès 1937, il devient un hôte privilégié du Philharmonique de Vienne et participe activement au festival de Salzbourg. Avec l'annexion de l'Autriche, en 1938, le chef doit à nouveau compter avec les nazis. Ces derniers révisent leur attitude et autorisent le chef à diriger en Allemagne, à l'exception de la Bavière. Hans Knappertsbusch reste inflexible et refuse toujours de prendre sa carte au parti nazi; il refuse même le poste de directeur à 'Opéra de Vienne que lui propose le Gauleiter Baldur von Schirach. Mais, il ne renonce pas à toutes les demandes du régime et il assure, entre 1941 et 1944, des tournées de l'Orchestre philharmonique de Berlin en Europe.

La défaite des régimes fascistes lui permet de rentrer à Munich en août 1945 où il est rétabli dans ses fonctions d'avant 1936. Ce mandat ne dure que deux mois, car les forces américaines le considèrent alors comme un collaborateur des nazis et lui interdisent de se produire en public. L'interdiction prend fin début 1947, mais le chef n'accepte plus de prendre des fonctions fixes. Il voyage à travers l'Europe et dirige dans ses bases traditionnelles de Munich, Berlin, Bayreuth, Salzbourg et Vienne.

A Berlin où le chef est un invité régulier, il doit compter avec l'hostilité d'un jeune homme aux dents longues, Herbert von Karajan. Ce dernier ne l'avait pas invité alors qu'il était à la tête de l'opéra de Vienne et continue son hostilité à Berlin. Le chef monte donc, pour la dernière fois au pupitre du philharmonique de Berlin, le 16 avril 1957.Tout comme avec Furtwängler, Karajan semble régler ses comptes avec une certaine idée du métier. Chef traditionnel, au style caractéristique de la première moitié du XIXe siècle, tout l'opposait à Karajan.

Mais c'est à Bayreuth que le chef rayonne, dirigeant le 'Ring' et 'Parsifal' alors que Decca lui signe un contrat d'exclusivité. Les équipes du label anglais posent, dès 1951, leurs micros pour capter les performances de 'Parsifal' et du 'Ring' (même si le 'Ring' n'est alors pas édité). Le chef décède, à Munich, en 1965.

Hans Knappertsbusch est passé à la postérité comme un interprète incontournable de Wagner dont il savait rendre les lenteurs hypnotiques mais on garde aussi de lui l'image d'un chef fuyant les répétitions, souvent peu précis et qui dirigeait avec une grande lenteur les symphonies du répertoire.

Après des coffrets consacrés à Gulda et Furtwängler, le label Audite nous offre une boite de 5 CD dédiés à Hans Knappertsbusch. Le commentateur est doublement ravi car la discographie du chef, en dehors de ses opéras de Wagner, est sinistrée et laissée à l'initiative de labels peu scrupuleux! Audite, par contre, est un label sérieux qui collabore avec les archives de la radio de Berlin pour offrir les meilleures interprétations dans un résultat technique parfait.

Dès lors ce coffret donne une bonne image du style du chef avec de belles surprises. Souvent raillé pour ses lenteurs, Hans Knappertsbusch n'est pas toujours un chef qui dirige mollement! Ses Bruckner sont ainsi altiers, conquérants et brassés! La notice de présentation nous apprend même qu'Hans Knappertsbusch est plus rapide que Günter Wand! Mais cela n'est pas d'importance car le chef est un représentant de la haute époque des brucknériens (Kabasta, Von Hausegger, Furtwängler) qui animent la pâte orchestrale avec des effets cursifs, des variations de tempo et des contrastes très marqués! Les deux versions de la Symphonie n°9 donnent une idée de cette approche à la fois hors du temps, mais foncièrement pugnace et passionnante. Le cas de la symphonie n°8 est plus problématique, car le chef utilise la détestable révision Franz Schalk, et par ailleurs le musicien se fait plus wagnérien dans un geste assez épais.

Autres lectures fascinantes, les deux versions de la Symphonie Inachevée de Schubert avec des couleurs sombres et des ombres fantomatiques à la fois si romantiques et si visionnaires (une sorte de pré-Bruckner).

La lenteur est au cœur de l'interprétation de la Symphonie n°8 de Beethoven. Tout est étrange dans cette interprétation tellurique dans ses effets et ses contrastes, mais au bord du décrochage dans les choix des tempi. On est en présence d'une lecture inclassable et même incroyable! Il en va presque de même avec une Symphonie n°94 de Haydn, très imposante, mais légèrement moins figée que la symphonie de Beethoven.

La surprise vient des miniatures viennoises et russes. Dans la suite du 'Casse-noisette' de Tchaïkovski, Hans Knappertsbusch, cerne avec sens de la chorégraphie, des couleurs et du rythme, le ton de la pièce! C'est à la fois simple et efficace. Mais le grand délire vient des partitions légères viennoises, parfois massives, parfois complètement déjantées comme ce 'Bad’ner Mad’ln' de Karel Komzak où l'on se demande si le chef n'a pas forcé sur la bière tant le 'pétage de plomb' orchestral est saisissant.

Si l'on doit juger ce coffret par rapport à la discographie des œuvres seule la Symphonie n°9 de Bruckner serait certainement encore considérée comme une référence. Aune époque qui vénère l'authenticité musicologique au-delà du raisonnable, l'art de Hans Knappertsbusch semble même provocateur! Il n'empêche, il est important d'écouter ce grand chef, témoin d'une époque à jamais révolue de l'art musical.
Pizzicato

Rezension Pizzicato N° 207 - 11/2010 | Rémy Franck | November 1, 2010 Sensationelle Flagstad

Audite macht mit diesem Doppelalbum direkt sensationelle Dokumente zugänglich: Sie entstanden am 9. und 11. Mai 1952 im Berliner Titania-Palast und gehören also zu den späteren Aufnahmen von Kirsten Flagstad, denn sie wurden nur wenige Wochen vor ihrem 57. Geburtstag gemacht.

Stimmenspezialist Jürgen Kesting weist im Textheft völlig richtig darauf hin, dass der norwegischen Sopranistin damals ihre "unvergleichlich reichen stimmlichen Mittel fast vollständig zur Verfügung" standen. Er unterstreicht ebenfalls, dass die "Aufnahme der Wagner-Lieder frischer und präsenter klingt als die vier Jahre später entstandene Einspielung unter Hans Knappertsbusch" und der Berliner Mitschnitt der von Flagstad zwei Jahre zuvor uraufgeführten Strauss-Ueder "dem aus London klangtechnisch weit überlegen ist".

Die beiden CDs zeigen einmal mehr alles, was die Interpretationen der Flagstad ausmachten: Ein kraftvoll strahlendes Timbre (darin Birgit Nilsson vergleichbar), sowie die außerordentlich tiefschürfende Gestaltungskunst und die emotionale Kraft der Sängerin (darin Nilsson weit überlegen). Kirsten Flagstads Stimme ist eins mit dem gesungenen Text, der Gesang kommt direkt aus ihrer Seele. Die Ausdruckskraft der Wesendonck-Lieder mag schon gewaltig sein, ist aber noch nichts im Vergleich zu der ekstatischen 'Klage und Liebestod' aus dem 'Tristan'.

Von den 'Vier Letzten Liedern' singt Flagstad hier nur die Nummern 2-4 (wohl weil ihr die Höhen des ersten Liedes Schwierigkeiten bereiteten), und das ist schade, weil sie uns mit den anderen Liedern doch so sehr verwöhnt.

Sehr bewegend ist auch ihr Elektra-Monolog, stilistisch ein Modellfall, sängerisch tadellos und darstellerisch ungemein 'menschlich'. Brünnhildes Schlussgesang aus der 'Götterdämmerung' ist in seiner Tiefprojektion absolut einmalig und von atemberaubender Wirkung.

Georges Sebastian unterstützt die Sängerin bestens mit dem Orchester der Städtischen Oper Berlin, und die Klangqualität der denkbar gut restaurierten Aufnahmen ist sehr gut.

Suche in...

...