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Diapason

Rezension Diapason N° 558 - mai 2008 | Rémy Louis | 1. Mai 2008 Le hasard est parfois espiègle. Ce Beethoven « tardif » et inédit de Karl...

Le hasard est parfois espiègle. Ce Beethoven « tardif » et inédit de Karl Böhm (postérieur à l'intégrale DG de 1970-1972), qui clôt l'hommage que lui a consacré Audite, nous parvient juste après le retour de celui de Ferencsik (Hungaroton), et la découverte de la Symphonie n° 7 selon Ivan Fischer (Channel Classics). Lui aussi nous confronte à un Beethoven d'avant la « révolution baroque », surtout il s'inscrit dans une filiation austro-hongroise qui naît le plus naturellement du monde sous la baguette de Böhm – capté ici en concert, une variable qui revêt chez lui une importance particulière. Ses lectures peuvent, hic et nunc, paraître posées, elles n'en restent pas moins vivantes et spontanées. Car si le grand âge a adouci les tempos (Symphonie n° 2), il n'a pas émoussé l'élan intérieur, ni le sens très sûr d'une dramaturgie proprement symphonique. Opiniâtre, la motricité rythmique s'autorise ces relaxations typiques du chef (dans les mouvements lents ou les scherzos). L'articulation est nuancée et précise à la fois, la pulsation vibrante, la ligne impeccable ; loin de céder à une tyrannie instantanéiste, la tension s'installe sur de longues phases, dans lesquelles les savants contrastes s'inscrivent de façon organique. Les différences avec notre Beethoven d'aujourd'hui tiennent donc au fond moins aux tempos (mesurés, mais toujours habités) qu'à une moindre violence, ou sécheresse, des sforzatos et autres accents verticaux.

Plus apollinienne que dionysiaque, la 7e impressionne par la cohérence de ses phrasés (Allegretto). L'accumulation tranquille de la tension lui confère une sorte de puissance hymnique récurrente chez Bôhm dans cette œuvre - même si on peut rêver Allegro con brio plus enlevé. Habitée de l'intérieur dans toutes ses fibres, l'« Eroica » constitue le sommet de cet album. Sa respiration large et maîtrisée l'imprègne d'une superbe grandeur classique (avec la lumière des timbres et la transparence des lignes qui vont de pair). Trop ? Peut-être ! En tout cas, l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise répond au geste du chef avec une plénitude sonore et une générosité sans faille, comme précédemment dans Bruckner.
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Rezension Diapason N° 558 - mai 2008 | Philippe Simon | 1. Mai 2008 Ecrites dans les vingt dernières années du compositeur, les pièces pour...

Ecrites dans les vingt dernières années du compositeur, les pièces pour violon et piano, dont la Sonatine et les émouvantes Pièces romantiques sont les chefs-d'œuvre, ont connu d'admirables interprètes. Ici, rien de la tendresse filiale d'un Suk (Supraphon), de la maîtrise d'un Perlman (Emi) ou de l'osmose réalisée il y a quinze ans par le même Zenaty et Kubalek (Dorian), mais un violon agressif, à peine supportable, que la prise de son surexpose dangereusement. Un remake inutile et un faux pas dans la carrière d'un violoniste qui s'était pourtant révélé au Concours Tchaikovski comme l'un des archets les plus expressifs de sa génération.

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