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Diapason

Rezension Diapason septembre 2007 | Rémy Louis | September 1, 2007 Ce deuxième volume du cycle Karl Böhm d'Audite (cf. n° 548) nous mène...

Ce deuxième volume du cycle Karl Böhm d'Audite (cf. n° 548) nous mène simultanément en terrain connu et inconnu. Connu en ce qui concerne la symphonie, dont la multiplicité dans la discographie du chef permet d'apprécier les métamorphoses. Si les gravures officielles de studio (dont la magistrale version berlinoise de 1959, DG) offrent déjà de nets contrastes, les versions en public de l'après-guerre (RIAS 1950/Tahra, Vienne 1954/Altus, Radio bavaroise 1969/Orfeo...) déclinent toutes cette lecture passionnée, au relief dramatique fulgurant. Inédit, ce concert de studio capté d'une traite au Funkhaus (Maison de la Radio) de Cologne en 1963 enrichit d'une nouvelle nuance cette vision dont la transparence et l'agilité tranchent avec la tradition austro-allemande dans lequel le chef autrichien s'inscrit pourtant naturellement. La tension, le lyrisme, l'expressivité des phrasés obéissent à une impétuosité qui rappelle irrésistiblement le Brahms de jeunesse.

Böhm met en lumière de façon presque psychologique l'état d'esprit de ce Brahms qui ose enfin cette Symphonie n° 1 si longtemps repoussée. Il en libère la force vitale avec une énergie irrésistible et pressante, pour engager le finale dans une apothéose borderline qui ne met pourtant jamais la forme en péril. Et si l'Orchestre de la Radio de Cologne ne possède pas la richesse de texture et de timbres qui sera, peu d'années après, celle de l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise (Diapason d'or, cf. n° 386), il ne peut que céder à un magnétisme aussi impérieux et agissant.

Jusque-là inconnu dans la discographie de Böhm, le Concerto pour violon n° 5 de Vieuxtemps, gravé le même jour (cf. l'introduction), le voit dialoguer avec Lola Bobesco. Loin d'être impeccable (intonation, précision), la violoniste roumaine imprègne l'oeuvre de sa forte personnalité, avec des phrasés très expressifs – sinon appuyés –, une riche sonorité, un vibrato généreux. Précisons enfin que L'Oiseau de feu chronique le mois dernier est issu de la même session.
Diapason

Rezension Diapason septembre 2007 | Rémy Louis | September 1, 2007 Nul ne s'en plaindra : après Kubelik, Fischer-Dieskau et Böhm, Audite inaugure...

Nul ne s'en plaindra : après Kubelik, Fischer-Dieskau et Böhm, Audite inaugure un cycle dédié à Ferenc Fricsay et au RSO Berlin (ex RIAS, puis DSO). Jusque-là inédite, l'exceptionnelle version de la Symphonie n° 5 révélée par ce premier CD est issue du concert qui célébrait en janvier 1957 les dix ans d'existence du RSO Berlin - évoquée avec une ferveur militante dans l'émouvant document parlé capté le jour même. Comparée à sa gravure studio de 1949 avec la Philharmonie de Berlin (DG), elle révèle une évolution assez similaire à celle qui différencie ses « Pathétique » de 1953 et de 1959 (DG également), au profit toujours plus grand de la densité de l'inspiration. L'introduction installe une émotion saisissante, dont les couleurs sombres fixent les contours d'une lecture très dynamique et engagée, portée par ce rythme intérieur palpitant si typique du chef, mais exempt de toute sollicitation, de tout histrionisme, on peut même dire : de toute concession. Une interprétation radicale et juste, grave et profonde (le début du Moderato con anima), qui unit dans le même geste mélancolie et combativité.

Le Concerto pour piano de Schumann, issu d'un concert de 1951, est quant à lui résolument à part - déjà diffusé en vinyle et CD, il trouve ici sa meilleure édition. Pour son ultime et tardif témoignage dans l'œuvre, régulièrement trahi par ses doigts, Alfred Cortot paraîtra de prime abord ralenti, alangui, parfois étrangement solennel. Mais, même ruiné, il de meure ce poète à la sonorité et au toucher hors de pair, aux phrasés qui s'inventent en avançant, capable d'inspirations irrésistibles (la section centrale de l'Allegro affetuoso, cette cadence qui prend vie peu à peu), et aussi de sursauts fulgurants (Allegro vivace, pourtant à deux doigts du collapsus pur et simple au début). Fricsay épouse ses changements d'humeurs et de tempo, ses visions comme ses errances, avec un dévouement absolu... et une virtuosité accomplie. Ce document si magnifiquement imparfait n'efface pas le souvenir des versions officielles laissées par Cortot (toutes trois avec Landon Ronald) ; mais troublant, entêtant, il vous poursuivra longtemps une fois entendu.
Pizzicato

Rezension Pizzicato 9/2007 | Guy Wagner | September 1, 2007 Musikalische Wahrheit

Im April 2006 hatte ich bei der Besprechung der ersten CD der Integrale der Streichquartette von Shostakovich mit dem Mandelring Quartett geschrieben: "Wenn die kommenden Einspielungen auf diesem Niveau verbleiben, mit noch etwas zusätzlichem Biss, bekämen wir vom Mandelring Quartett die Integrale schlechthin der Shostakovich-Quartette für das 21. Jahrhundert." Nun, die zweite SACD mit den Quartetten 3, 6 und 8 macht diese Behauptung wahr, und, ehrlich gesagt, das freut mich.

Die Karlsruher Musiker Sebastian und Nanette Schmidt, Violinen, Bernhard Schmidt, Cello, (drei Geschwister) und Roland Glassl, Viola, über die eine Gratis Portrait-DVD interessante Auskünfte gibt, gehen in der neuen Einspielung noch über das bereits Erreichte hinaus. Dabei werden sie wiederum optimal von einer außergewöhnlichen Aufnahmequalität unterstützt: transparenter und packender könnte der Klang nicht sein.

Vor allem aber ist es die profunde geistige Dimension von Shostakovichs Musik, die offen gelegt wird. Hier geschieht ein Eindringen in die tiefsten Tiefen dieser Kompositionen. Jeder Satz erhält seine individuelle Charakterisierung, jede Stimmung wird ausgeleuchtet, jeder Kontrast ist bis zur letzten Konsequenz durchgespielt. Beispiel: das 3. Quartett F-Dur op. 73. Wie die fast fröhlich anmutenden Ambiance des Beginns plötzlich wie 'weggefegt' ist (Michael Struck-Schloen im exzellenten Begleittext), das macht stutzig, lässt aber die seelischen Zweifel und die geradezu physischen Ängste einsichtig werden, die der Komponist insbesondere in den beiden Moderato-Sätzen ausdrückt. Noch einmal spiegelt dieses Werk die ganze Kriegsbrutalität so kurz nach den tragischen Ereignissen zurück (man darf nicht vergessen, dass es 1946 entstand), um in völliger Entrücktheit zu enden. Und diese ist hier perfekt verwirklicht.

Ähnliches kann man auch über das zehn Jahre später entstandene 'Tauwetter'-Quartett G-Dur op. 101 sagen, dessen Stimmungsschwankungen so etwas wie eine Hoffnung des Komponisten auf bessere Tage für sein Land und sich selbst ausdrücken.

Höhepunkt aber wird die Interpretation des berühmtesten aller Shostakovich-Quartette, des 8. in c-Moll, op.110, das der Meister als ein Requiem für sich selbst ansah und das ambivalent bleibt, sowohl in seiner Widmung ("an die Opfer des Faschismus und des Krieges"), als in seiner sehr subjektiven Aussage (schließlich war Shostakovich auch ein 'Opfer'): Immer wieder führt er sein Ton-Monogramm D-Es-C-H an, um zu sagen: Hier bin ich und kann nicht anders.

Das Überraschendste an der Interpretation des Mandelring Quartetts ist dann aber, wie 'schön' sie ist, trotz aller Zerrissenheit, Trauer, Klage, Verzweiflung, die das Werk ausdrückt. Fast schon zum Weinen schön. So wirkt musikalische Wahrheit.
WDR Sinfonieorchester Köln, Programmheft

Rezension WDR Sinfonieorchester Köln, Programmheft Konzerte vom 14./15.06.2007 | June 14, 2007 Karl Böhm Portrait bei Audite

Audite widmet in einer Reihe Aufnahmen aus den 1960er und 70er Jahren mit dem ehemals als Kölner Rundfunk-Sinfonie Orchester bekanntem WSO unter der Leitung von Karl Böhm. Neben Mozarts Sinfonien Nr. 28 C-dur KV 200 und dem Don Juan op. 20 von Strauss wird auf dieser ersten CD mit der 1963 eingespielten Aufnahme der Suite nach dem Ballett „Der Feuervogel“ erstmals ein Werk von Igor Strawinskij unter der Stabführung von Karl Böhm veröffentlicht. Ein wahres Unikat.
American Record Guide

Rezension American Record Guide July/August 2007 - Volume 30, Number 6 | Jerry Dubins | July 1, 2007 No slight is intended to the composers of the works on this disc or to the...

No slight is intended to the composers of the works on this disc or to the playing of Bernhard Leonardy in suggesting that the main attraction here is the magnificent Klais/Mayer organ of St. Johann's Basilica in Saarbrücken, Germany. Restored by organ manufacturer Mayer in 1999, the instrument is made up of 64 ranks of 99 pipes each, allowing for a combination of 6,336 stops—not the largest organ in the world, but judging from the sound on this disc, certainly one of the more impressive. And an interesting addendum to the enclosed booklet note is a description of the mix of stops deployed in each of the works on the program.

Speaking of the program, I must confess to being unfamiliar with all of the music on this CD, and with all but two of its composers. Heino Schubert (b. 1928) was, for many years, cathedral organist at the Münsterkirche in Essen. Currently retired, Schubert has won a number of prestigious composition prizes for his sacred and instrumental works. His Magnificat: A Triptych on the Melody of the 8th Tone (Hypomyxolidian for the modally minded), is a meditation on the Trinity. Beginning and ending with chimes, the 1963 piece is in a vein that will not be foreign to listeners who know their Hindemith.

Julius Reubke (1834-1858) will probably be the most recognized name among the five composers here. He was a student of Franz Liszt who, in the brief 24 years allotted to him, distinguished himself as a brilliant pianist and organist. His fiendishly difficult Bb-Minor Piano Sonata (with which I am familiar) has had a number of recordings. His 94th Psalm recorded here is in fact a three-movement organ sonata in C Minor, the musical intent of its content being elucidated by scriptural quotations. Though it is not likely to be mistaken for any of Brahms's organ pieces, its vocabulary and manner of speech do fall within that general style of expression.

About Fred M. Bauersachs, alas, I am able to tell you zilch, other than the fact that he was born in 1930. The booklet note gives no biographical information about him, and a Google search on his name returned nothing useful. Unfortunately, I do not have access to the specialist organ journals that might shed further light. Die Bergpredigt crams a great deal of theological symbolism and teaching into its seven short sections. In their combined total of less than 12 minutes, Bauersachs manages to offer musical allusions to Jesus's "Sermon on the Mount," "Sermon on a Level Place," and the "Magnificat," Mary's song of praise taken from the Gospel According to St. Luke. The spiritual mysticism and musical vocabulary of the piece tend unavoidably to evoke comparisons with Messiaen.

Kurt Hessenberg (1908-1994) is the only other composer on this program with whom I have some familiarity, but not through his Fantasia über Sonne der Gerechtigkeit ("Sun of Justice"). A Cassandra Records CD of his Second Symphony and Concerto for Orchestra offers but two of his major works from among a catalog of some 135 opus numbers in all genres, including opera. His organ compositions—18 in all—are to his overall output, in terms of relative importance, approximately equal in significance to the organ works of Brahms. Hessenberg's Fantasia is based on a text woven together from three sources that venerate the sun as a symbol of God's goodness, magnificence, and justice. The music's toccata-like style distantly echoes Bach, but Hessenberg's harmonic adventurism leads him to places Bach would have found strange. The piece is quite beautiful in a Poulenc-like way, with familiar and predictable chord progressions in sudden juxtaposition to dissonantly deformed harmonies for the sake of shock.

The program ends with our organ player's own Improvisation on "Nun jauchzt dem Herren, alle Welt. " Also in a free toccata-like style, the piece is a kaleidoscope of colors and sonorities that serves well its subject of jubilation, as well as being a virtuosic display piece that puts the Klais/Mayer organ front and center.

This is a wonderful disc for any organ music-lover. One can revel in these works if one wishes for the sheer beauty of their sound, without having to relate to their theological foundations. Plaudits to Bernhard Leonardy and Audite's fine recording.
klassik.com

Rezension klassik.com September 2007 | Daniel Krause | September 8, 2007 Einer der Ersten

‘Ich glaube, dass die Musik und die Kunst überhaupt nur dann eine...
Bayern 4 Klassik – CD-aktuell

Rezension Bayern 4 Klassik – CD-aktuell 12.09.2007, 18h20 | Wolf Loeckle | September 12, 2007 Es gibt ihn aktuell stärker ausgeprägt als je zuvor in dieser sich so rational...

Es gibt ihn aktuell stärker ausgeprägt als je zuvor in dieser sich so rational gebenden Zeit, den romantischen Habitus. Der uns neuerlich und durchaus neuerdings nicht nur auf der Kunstbiennale zu Venedig lehrt, mit den Sinnen zu denken und mit dem Hirn zu fühlen, mit den Augen zu hören, mit den Ohren zu sehen. Wer repräsentierte diesen romantischen Geist nachdrücklicher als die romantische Instanz schlechthin, der Sachse aus dem Rheinland, der göttliche Pianist anfänglich, der klare Denker dann, der faire Kritiker, der große Komponist Robert Schumann. Ein mediterraner Mensch aus Nizza hat märchenhafte Miniaturen, passionierte Szenen, emphatische Phantasien aus Robert Schumanns Entdeckerwerkstatt einem japanischen Shigeru Kawai anvertraut, einem Instrument, das sich selbst in die Spitzengruppe internationaler Meisterflügel einordnet. Und neben den Bösendorfern, Steinways, Yamahas dort seine unverwechselbare Stimme selbstbewusst und um Gleichberechtigung buhlend, einklingend einklinkt.

[MUSIK Robert Schumann/Waldszenen/Eintritt]

Nicolas Bringuier spielt Schumann – auf einer Super-Audio-CD des Hauses audite. Vertreten sind Schumanns drei Fantasiestücke Opus 111, die Fantasie Opus 17 sowie die Waldszenen Opus 82. Aus diesem, den Musikbetrieb eher selten schmückenden, Zyklus war gerade das eröffnende Stück mit dem verheißungsvollen Titel Eintritt zu hören. Und wer Augen hat zu hören oder Ohren, die sehen können, dem fällt bei diesen Klängen nicht zuerst der Agitprop einer Autoverhinderungslobby oder die sauere Militanz gegen den saueren Regen ein. Gewiss, ohne den Aktionismus solcher Kreise sähe die Umweltbilanz der Bundesrepublik Deutschland deutlich anders aus. Solche Gedanken waren in Schumanns Zeitalter noch nicht zeitgemäß. So um die Jahreswende 1848/1849 komponierte Schumann neun Miniaturen. Die erinnern in ihrer zyklischen Anlage an die Kinderszenen, in ihrer musikalischen Brisanz an Schumann alleine.

[MUSIK Robert Schumann/Waldszenen/Vogel als Prophet]

Vogel als Prophet – die Nummer sieben der neun als Waldszenen titulierten Miniaturen von Robert Schumann, gespielt von Nicolas Bringuier. Der ist in Nizza 1980 geboren. Er studierte in Paris und Berlin, eine prägende Vorbildpersönlichkeit in seiner Entwicklung ist Oleg Maisenberg. Nicolas Bringuier findet einen sehr eigenen Tonfall im Enträtseln der Schumann´schen Geheimnisse, beim Ausloten der Seelendimensionen dessen, was Schumann ja nicht nur gedacht und erdacht hat. Sondern auch gelebt, durchlebt, durchlitten hat. Da gibt es bekanntlich verschiedene Möglichkeiten, solche Bandbreiten darzustellen. Mancher bleibt im Kitsch stecken, manch anderer verzehrt sich in sentiment pure. Der junge Franzose orientiert sich an der Klarheit der Materialien, aus denen sein japanischer Flügel gefertigt ist und verzichtet folglich auf redundante ritardandi und rubati, auf donnerndes Getöse und sentimentales Geschwurbel. Und das bekommt Schumann entgegen aller Erwartung gut, diese in objektivierende Neutralität zielende Haltung, die sich im Dienst an der Musik und auf dem Umweg über das Klavier „als Sprachrohr der Seele“ versteht.

[MUSIK Robert Schumann/Fantasiestücke Opus 111/ Sehr rasch, mit leidenschaftlichem Vortrag]

Sehr rasch, mit leidenschaftlichem Vortrag ist das erste der drei Fantasiestücke Opus 111 überschrieben. Gewiss lässt sich hier ein titanengleiches hämmern in die Tastatur denken – da und dort wird es ja auch praktiziert. Diese feine, die noble Art, in der Nicolas Bringuier hier Chiffren analysiert, sie auseinaderdividiert und neu zusammensetzt, lässt eine ungewohnte Schumann-Erfahrung erleben. Eine, die tatsächlich überzeugt.

[MUSIK Robert Schumann/Fantasie opus 17/ Durchaus fantastisch und leidenschaftlich vorzutragen]

Über diesem Satz steht Durchaus fantastisch und leidenschaftlich vorzutragen. Nicolas Bringuier löst das auf seine, den eingeschliffenen Erwartungshaltungen kontrastierende, Art ein. Und das macht diese sensible, feine, noble Super-Audio-CD aus dem Haus audite so besonders. Die audite-Leute kommen ja bekanntlich als Technik-Fetischisten daher. Dass ihnen das Wesentliche der Musik aber genau so wesentlich ist, lassen sie immer wieder erleben. Das war eben der eröffnende Satz aus der Fantasie Opus 17 von Robert Schumann. 1836 bis 1838 entstanden, fällt sie in Schumanns Leipziger „Klavierjahrzehnt“.
Manch einer tituliert sie als des Komponisten gelungenstes Klavierwerk. Darüber ließe sich trefflich streiten – ohne dass am Ende wahrlich sinnvolles herauskäme. Immerhin lässt sich die Fantasie als freie Variante der Sonate begreifen, rein formal gesehen, in ihrer Dreisätzigkeit, so nach dem Motto, dass das Prinzip des Sonatensatzes quasi symbolisch wirksam wäre. Über den Gehalt der Musik sagt das nichts. Der lässt sich schon eher aus dem literarischen Bezug herauslesen. Friedrich Schlegels Gedicht „Die Gebüsche“ gibt das Leitmotiv:

„Durch alle Töne tönet/
Im bunten Erdentraum/
Ein leiser Ton gezogen/
Für den der heimlich lauscht“.

Mystisches, Mysteriöses wird hier angestoßen. Und vom siebenundzwanzigjährigen Nicolas Bringuier behutsam und sanft und dennoch wie gefordert - leidenschaftlich dargeboten. Als „das Passionierteste, was ich je gemacht“ vom damals ebenfalls siebenundzwanzigjährigen Komponisten bezeichnet, verweist auch dieser literarische Musikbezug gewissermaßen in den Wald, des romantischen Visionärs und deutschen Denkers wichtigste Region. Mit dem Eintritt in eben jenen Wald hatte dieser CD-Tipp begonnen. Mit dem Abschied, der neunten und letzten der Schumann´schen Waldszenen geht er zu Ende.

[MUSIK Robert Schumann/Waldszenen/Abschied]


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Es gibt ihn aktuell stärker ausgeprägt als je zuvor in dieser sich so rational gebenden Zeit, den romantischen Habitus. Der uns neuerlich und durchaus neuerdings nicht nur auf der Kunstbiennale zu Venedig lehrt, mit den Sinnen zu denken und mit dem Hirn zu fühlen, mit den Augen zu hören, mit den Ohren zu sehen. Wer repräsentierte diesen romantischen Geist nachdrücklicher als die romantische Instanz schlechthin, der Sachse aus dem Rheinland, der göttliche Pianist anfänglich, der klare Denker dann, der faire Kritiker, der große Komponist Robert Schumann. Ein mediterraner Mensch aus Nizza hat märchenhafte Miniaturen, passionierte Szenen, emphatische Phantasien aus Robert Schumanns Entdeckerwerkstatt einem japanischen Shigeru Kawai anvertraut, einem Instrument, das sich selbst in die Spitzengruppe internationaler Meisterflügel einordnet. Und neben den Bösendorfern, Steinways, Yamahas dort seine unverwechselbare Stimme selbstbewusst und um Gleichberechtigung buhlend, einklingend einklinkt: Nicolas Bringuier spielt Schumann – auf einer Super-Audio-CD des technikaffinen und Musik-begeisterten Hauses audite.

Bringuier, 1980 an der Cote d´azur geboren, studierte in Paris und Berlin, eine prägende Vorbildpersönlichkeit ins einer Entwicklung ist Oleg Maisenberg. Nicolas Bringuier findet seinen sehr eigenen Tonfall im Enträtseln der Schumann´schen Geheimnisse, beim Ausloten der Seelendimensionen dessen, was Schumann ja nicht nur gedacht und erdacht hat. Sondern auch gelebt, durchlebt, durchlitten hat. Da gibt es bekanntlich verschiendene Möglichkeiten, solche Bandbreiten darzustellen. Mancher bleibt im Kitsch stecken, manch anderer verzehrt sich in sentiment pure. Der junge Franzose orientiert sich an der Klarheit der Materialien, aus denen sein japanischer Flügel gefertigt ist und er verzichtet auf redundante ritardandi und rubati, auf donnerndes Getöse und sentimentales Geschwurbel. Und das bekommt Schumann entgegen aller Erwartung gut, diese in objektivierende Neutralität zielende Haltung, die sich im Dienst an der Musik und auf dem Umweg über das Klavier „als Sprachrohr der Seele“ versteht.

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