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Classica – le meilleur de la musique classique & de la hi-fi

Rezension Classica – le meilleur de la musique classique & de la hi-fi No. 129 (février 2011) | Stéphane Friédérich | February 1, 2011 Hans Knappertsbusch

Saluons le travail éditorial d'Audite qui puise dans les archives de la Radio...
Diapason

Rezension Diapason No. 588 (février 2011) | Rémy Louis | February 1, 2011 Le géant noir Monumental par la taille, le son (formidablement présent dans...

Le géant noir
Monumental par la taille, le son (formidablement présent dans ces archives de la RIAS), le style:
Hans Knappertsbusch perpétuait une tradition romantique partagée entre la tragédie et la subversion.

Hans Knappertsbusch demeure le représentant le plus monumental de la direction d'orchestre «wagnérienne» née à la fin du XIXe siècle. Encore évoque-t-on ainsi un Wagner d'après Wagner, à l'éloquence solennisée, aux couleurs appuyées (dérive dénoncée par Weingartner dans un pamphlet célèbre). Cette esthétique atteignit son apogée entre les deux guerres. Mais à l'orée des années 1950, dont sont issus ces témoignages très représentatifs, l'approche de Knappertsbusch incarnait déjà une survivance historique. Ce qui ne l'empêcha pas d'être, jusqu'à sa mort, adulé à Bayreuth, Munich, Vienne, Berlin, Dresde, également Paris (ses Ring à l'Opéra).

Fascinantes et oppressantes à la fois, la densité et la puissance primitives de Knappertsbusch investissent chaque mesure des Symphonies nOS 8 et 9 de Bruckner, noircissent le trait d'une «Inachevée» sans espoir. Le Philharmonique de Berlin le suit jusqu'au bout. Le réalisme sonore somptueux du remastering effectué par Audite à partir des bandes originales révèle comme jamais ce brassage tellurique de la matière orchestrale qui en faisait un favori du public. Certes, le disque surexpose par nature l'emphase (étirement des phrasés, accents assénés, grands écarts de rubato ... ),les libertés (nombreuses), les «imprécisions » (réelles, mais le terme est impropre), ce tragique grandiose et désinhibé, enfin.

Les tempos sont souvent amples – mais pas seulement, comme le montre une écoute attentive –, le souffle inouï, les arcs de tension énormes, les dynamiques gigantesques (les brames gutturaux des cuivres, les râles des contrebasses!). Pour démesurée qu'elle soit, leur échelle importe moins que la dramaturgie qui leur donne naissance; moins aussi que l'extension progressive du temps musical, l'inertie initiale se muant en une force d'autant plus dévastatrice qu'elle semble sans limite; moins enfin que cette tension jamais prise en défaut, mais soumise à des variations psychiques aussi considérables qu'imprévisibles. Tout vit et vibre à chaque instant, porté par un imaginaire jamais rassasié. Sur un temps si resserré, le passage du studio au concert (cf les doublons) ne révèle pas de changement fondamental, s'il exacerbe presque toutes les conséquences. On privilégiera pourtant l' «Inachevée» de studio à sa cadette en public, pour son intériorité sans concession.

Il y a aussi en Knappertsbusch un authentique subversif, qui bouscule toutes les bienséances dans Bruckner comme dans Johann Strauss. Comme il ne renonce jamais, cela peut l'emmener très loin. La 8e de Beethoven est ainsi engoncée dans un mélange de poids et de retenue. Au contraire d'un Nicolai charmeur, d'un délectable mais peu conventionnel Casse-Noisette, elle résiste audiblement – toutes ses gravures de l'Opus 93 en témoignent de manière têtue.

Quoique ramenée par son hypertrophie et sa rugosité à quelque chose de terrien, de paysan, «La Surprise» ne manque ni d'esprit ni de fluidité. Mais rien n'est plus hors normes que le traitement de cheval qu'il inflige aux Strauss. Ecoutez les exagérations inouïes qui s'abattent sur le dos de La Chauve-Souris, déforment la Pizzicato-Polka, et transforment la Bad'ner Mad'ln de Komzak, si chère au cœur des admirateurs du chef, en annexe de la scène finale du Crépuscule des dieux. Que les Mille et une nuits paraissent ensuite sorties de la plume de Lehar en deviendrait presque anecdotique...

Quel étrange caractère, au fond, quel musicien rétif et insaisissable! Mais cela ne vous empêche pas de pousser la porte de ce forgeron symphonique inquiétant et mystérieux. Il n'a pas été remplacé.
Diapason

Rezension Diapason No. 588 (février 2011) | Jean-Charles Hoffelé | February 1, 2011 Les Mandelring suivent l'exemple (pionnier) des Diotima et rendent au deuxième...

Les Mandelring suivent l'exemple (pionnier) des Diotima et rendent au deuxième quatuor la viole d'amour voulue par Janacek (qui l'invitait dès 1905 dans la fosse de Osud, puis dans celle de Katia Kabanova et de L'Affaire Makropoulos). Comme les Diotima, ils proposent les deux versions de ce véritable journal intime de la passion (à sens unique) du compositeur pour Kamila Stösslova : l'habituelle avec alto, la première avec viole d'amour.

Mais il existe une nette différence entre les deux disques: chez les Mandelring, le recours à la viole ne change pas vraiment l'angle de vue. Le récit demeure, alto ou viole, totalement névrotique. En privilégiant le tranchant du discours, en mettant des mots (voire des cris) derrière les notes, leur double lecture des «Lettres intimes» ouvre grand les portes de l'opéra; une manière forte admirable si l'on consent à l'abandon de tout espace réflexif. Les micros sont dans le quatuor, tout prend un relief que l'on n'avait pas entendu depuis la version acerbe des Janacek. La viole apporte tout juste une dimension lyrique supplémentaire: elle fait un peu bande à part dans ce geste rageur. Les Diotima, eux, se pliaient davantage à sa poésie singulière. Subtilité de sybarite, car devant cette fougue, on croit voir le compositeur bouillant de passion.

Cette même présence physique anime jusqu'à la saturation une interprétation déclamatoire du Quatuor n° 1, visionnaire lecture de la Sonate à Kreutzer de Tolstoï qui narre le meurtre d'une femme adultère par son mari. C'est ici la silhouette menaçante de Pozdnychev qui surgit à nos oreilles. Le génie de Janacek en fait un mélodrame pour quatre instruments que les Mandelring portent jusqu'à l'insoutenable. La puissance sans fard de leur jeu, la plénitude de leur geste vont très loin dans le sens caché de l'œuvre.
Wiener Zeitung

Rezension Wiener Zeitung Donnerstag, 20. Jänner 2011 | me | January 20, 2011 Vergleichen macht sicher

Das deutsche Mandelring Quartett hat sich mit der Kammermusik von Leos Janacek...
Schwäbische Zeitung

Rezension Schwäbische Zeitung 29. Dezember 2010 | man | December 29, 2010 Geheime Botschaften

Nach den eindrucksvollen Schostakowitsch-Aufnahmen hat das Mandelring-Quartett...
Gramophone

Rezension Gramophone December 2010 | Bryce Morrison | December 1, 2010 Schumann's virtuoso demands hold no terrors for this young Japanese pianist

Hideyo Harada is a prize-winning pianist trained in Japan, Germany and Russia who offers a Schumann recital showing the composer at his dizzying and Romantic height. For Schumann the first movement of the Fantasie, an outcry to his beloved Clara, is "more impassioned than anything I have ever written; a deep lament for you". The challenge is both elusive and intimidating, and although Harada's vividness and instinct for drama are hardly in doubt, she is less attuned to subtlety. She launches the Fantasie in boldly arresting style and the wild, quasi-fugal chase at the heart of the sixth section of Kreisleriana holds no terrors for her. At the same time she is overanxious to squeeze the last ounce out of every phrase and the result can be stilted and periodically pugnacious.

This is notably true in the Fantasie's finale, where you are hardly carried away by music once described as being like constantly shifting sunset vapour. The silvery chiming at the centre of Kreisleriana's opening is overinterpreted (try Géza Anda on Testament for another world of elegance and finesse). The fifth section from the same work is another example of a pianist disinclined to leave well alone, and even in smaller, less demanding fare such as the Arabeske (offered, as it were, as an encore), the playing is marred by selfconscious voicing and inflection. Such intense scrutiny is a far cry from, say, Pollini's formidably patrician style in the Fantasie (DG, 6/96) or Argerich's flashes of summer lightning in both the major works (RCA, 1/91). Audite's sound, like the playing, is bold and brilliantly lit.
Organists' Review

Rezension Organists' Review August 2010 | Martin Clarke | August 1, 2010 Bach and the North German Tradition:

This interesting disc demonstrates Bach 's place in the North German tradition of organ composition, in particular his relationship with Böhm, who was possibly his organ teacher, and Buxtehude. Much of the music will be familiar to many readers, but this particular compilation is well devised to show the structural, thematic and textural influences exercised on Bach's music by Böhm and Buxtehude. The extensive booklet notes help to make these links clear, with informative comments on the musical features and compositional background of the pieces. It is a well balanced programme, with a variety of textures, genres and registrations demonstrating the diversity of the North German tradition. Martin Neu 's playing has energy and verve, with well chosen registrations that demonstrate the versatility of this relatively small Ahrend organ, which is ideally suited to this repertoire. The reed stops speak vigorously, while the Pleno is bright without being overwhelming. An impressive range of softer solo colours are well demonstrated too. Bach 's famous D major Prelude and Fugue is given a dramatic and spacious performance, while the playful character of Böhm 's Capriccio is well conveyed. Overall , this is an engaging performance and an effective contextualisation of Bach 's music.

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